Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • A court de forme 1.4: le prince psycho.

    hamlet.jpg

    Donc 20 minutes, c'est court, c'est trés court. Surtout pour jouer Hamlet. Mais la proposition dure assez de temps pour rendre fou à lier le rôle titre. A moins qu'il ne s'agisse d'Hamlet déliré par un fou. En tous cas, c'est franchement orientée burlesque et à troix voix: Hamlet hyper-actif, Ophélie en apnée et le dernier comedien pour tous les personnages qui restent. Contre tout attente, l'intrigue survit à ce traitement accéléré, et de même-plus suprenant encore, quelques éclats de gravité. Dans le royaume du Danemark- ce soir en graf au mur- il reste toujours quelque chose de pourri. Surtout on rit.

    Et rendez vous mardi, pour la seconde semaine.

    C'était HAMLET (fragments), librement inspiré de la tragédie de Shakespeare, mise en scène et adaptation Vincent Brunol / avec Nicolas Fustier, Elise Lahouassa et Mathias Robinet / lumière Elise Lahouassa.  A L'étoile du Nord, avec A court de Forme.

    Guy

    Pour laisser vos commentaires sur ce spectacle... Cliquez plus bas, ecrivez, validez!

    lire aussi le blog de l'étoile.

    photo de Nicolas Grandi avec l'aimable autorisation du théatre de L'étoile du Nord

  • A court de forme 1.3: A quoi bon?

    A(II)Rh+.jpg

    Puis, en troisièmement, on s'engage dans le théâtre politique. Enfin on essaie de s'engager. Qui aime le théâtre politique? Et pour quoi y trouver? Est ce jamais pour se remette en question, ou n'est ce que pour se conforter dans ses convictions? On peut se sentir embarrassé par l'exercice, non pas car on serait opposé à ses intentions. Mais justement parce qu'on souscrirait avec trop de facilité à ses présupposés. Ce théâtre peut lasser en ce qu'il a de trop consensuel, de démonstratif, de sous-titré. Qui peut ne pas détester ce personnage détestable? Une brute raciste, nationaliste, sexiste... On a juste le choix entre l'aversion et la pitié: c'est déjà ça. Mais dans quel contexte ce texte est-il né? Pour autant c'est l'interprétation qui l'emporte, subtile dans l‘épaisseur, sourde et butée, un jeu contenu et furieux. Encrassé dans e quotidien. Avec une mise en scène d'une parfaite sobriété et progression. Rien à dire.

    La bêtise en marche fait réagir la salle par rires sporadiques. On peut s'en étonner. Des rires nerveux? 

    C'était A(II)Rh+,de Nicoleta Esinencu, traduction Mirella Patureau, mise en scène Michèle Harfaut / avec Miglen Mirtchev / scénographie Loraine Djidi / lumière Julien Kosellek. A l'Etoile du Nord, avec A court de Forme.

    Guy

    Pour laisser vos commentaires sur ce spectacle... Cliquez plus bas, ecrivez, validez!

    lire aussi le blog de l'étoile.

    photo de Nicolas Grandi avec l'aimable autorisation du théatre de l'Etoile du Nord