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Voyager sans bagages

Le projet, d'évidence, est de nous emmener ailleurs, dans un rêve qui permet de nouvelles sensations, d'autres couleurs. Il faut, symboliquement, franchir d'abord la porte, surtout accepter de perdre les repères de tout ordre. Renoncer aux lois de la physique et de la gravité- ainsi permettre aux échelles de tenir toutes seules dans les airs-, laisser le temps flotter hors linéarité, renoncer à la logique dans l'enchainement des événements … Et très spectaculairement, à l'instar d'Alice de Lewis Caroll, se laisser surprendre par le renversement des proportions des personnages en jeu, prélude à d'autres mutations. A l'œuvre, en subtilité et douceur, les techniques du théâtre et de la danse, des marionnettes et de l'illusion. L'habilité, et le paradoxe, de cette proposition est de produire un beau spectacle pour petits et grands, comme on dit... avec des matériaux oniriques potentiellement anxiogènes, voire érotiques. Voyager sans carte ni bagages n'est pas sans dangers. Au minimum de se transformer soit même. On rencontre ici des créatures monstrueuses mi-végétales mi-animales, des soldats sur fond d'explosions, une femme géante prête à engloutir l'imprudent dans son ventre. Mais l'humour et la délicatesse permettent au spectateur d'accompagner les personnages à toutes ces étapes, comme autant d'expériences, telles celle du travestissement des hommes avec des robes du plus bel effet. N'ayons pas peur.

 

Paysages intérieurs de Philippe Genty, vu le 17 janvier 2018 au 13 -éme art

Jusqu'au 21 janvier

 Guy

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