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Salomé, c'est moi

Salomé ce soir, emporte tout sur son passage, rien ne résiste à sa danse ni à sa litanie -dans le français étrange et poétique utilisé par Oscar Wilde. Rien ne peut longtemps la retenir sur le chemin de ses sens. Surement pas le Tétrarque, Jean Baptiste encore moins, tous deux traités ici dos à dos sur le même mode grotesque, au laminoir d'un humour grinçant. Ce choix de mise en scène est bien audacieux, et il est très inhabituel de rire en voyant la pièce de Wilde. Le drame n'y perd rien pourtant, ancré dans une scénographie élégante et funèbre, l'ensemble y gagne même en sens. La jeunesse et la fougue des acteurs permet à l'érotisme sous ce texte fantasque de s'exacerber. Il s'agit vraiment ici du triomphe du désir, irrépressible et irraisonné, sur la morale étouffante que prêche le prophète, sur l'ordre hypocrite et corrompu que tente de faire régner le roi libidineux. Oscar Wilde a lui-même payé cher le prix de ses propres désirs, alors des transgressions. Salomé, c'était lui.

 

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Salomé, d'Oscar Wilde par les Enfants Terribles, mis en scène par Numa Sadoul, vu au théâtre de Ménilmontant
 
photo avec l'aimable autorisation de Numa Sadoul
 
 

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