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L'adieu au langage

Duras bouge encore, et surprend. Loin des romans la pièce adopte les formes du théâtre de l'absurde, tendance farce à trois. Mais plus question de narration, ni de situation. Juste les personnages entraînés dans des jeux d'influence et de langage labyrinthiques.  Les identités, intimes, sociales, s'y délitent: "terminé, terminé, terminé!". Les mots ne cachent plus le vide, façades sans maison. Tout est pourtant mené sur un mode loufoque, et crescendo. Quand le verbe se suicide c'est "B" qui ne parle qu'en "Shaga"-langage fictif- qui en dit le plus: par la force et la grâce de sa chorégraphie.
 
 
C'était le Shaga de Marguerite Duras, m.e.s. par Hervine de Boodt, vu au Théo-théatre le 19 juillet 2018
 
Guy

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