Mesdames, Messieurs,
Un Soir Ou Un Autre - Page 53
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Gyohei Zaitsu livre la danse à domicile
"Je viens danser chez vous''- livraison de danse butô en domicile par Gyohei Zaitsu-En 2008, j'ai dansé une cinquantaine de lieux en plein air dans la ville de Paris, sous le nom du projet '' Une tache sur la terre de Paris''.J'ai l'intention de continuer ce projet (car il y a encore des lieux qui me donnent envie de danser), mais je voudrais lancer un nouveau projet en même temps pour cette année 2009.Dans le projet '' Je viens danser chez vous'', je voudrais apporter mon corps dansant chez un individu (ou ailleurs, selon la demande) comme une livraison de toutes autres matières.Ca fonctionnera sur rendez-vous entre vous et moi, donc appelez-moi ou envoyez-moi un e-mail pour prendre rendez-vous si cela vous intéresse.Je viendrai danser pour une seule ou plusieurs personnes. Le prix de la livraison n'est pas défini. Il peut être payé selon vos moyens (l'argent, le repas, l'objet, e.t.c...).Je crois encore à la valeur de l'art vivant et de l'échange direct dans notre société. L'art vivant est souvent mis à part (dans les théâtres, expos, ou sous forme de spectacle de rue, e.t.c...), mais il pourrait apparître n'importe où.Si vous voulez voir autre chose que la télé ou le DVD à la maison, n'hésitez pas à me contacter, s'il vous plaît.
Cordialement,Gyohei Zaitsu (danseur du Butô) email -
A Court de Forme: le mage a bu
(Suite..)
Après cette mise en tension, il ne faut rien de moins qu'un vaudeville effréné pour se relâcher. Les Octavio s'y collent sur un mode outré, très Monthy Python. En 5/10 minutes, les stéréotypes théâtreux sont exagérés jusqu'à l'absurde, le triangle amoureux tourne à pleine vitesse, plantée nulle part la porte claque sans discontinuer, "Ciel mon mari" s'exclame l'épouse, tout y est.
On revient ensuite de plus belle sur les chemins de l'identité: Le mage aux fiats 500 est annoncé, avec toute la grandiloquence et le pathétique qui sied au cabaret. Maquillage et turban. Le personnage surnaturel doit, de son pouvoir divinatoire, mettre à nu le spectateur victime, décider impitoyablement qui doit rire et qui doit être moqué. Mais rien ne va plus, le mage a bu, le mage est usé: autant pour l'illusion. Ne cherche plus à faire croire en sa magie, ni à cacher ses trucs. In vino veritas, le désenchantement, cependant, ouvre par surprise la voie à la poésie. Le magicien détraqué explore ses souvenirs en dedans. Tout surgit dans le désordre, les images cachées se précipitent par coq à l'âne, à la résurgence d'une interprétation de Bad to the Bone de Georges Thorogood, à l'évocation d'un amour perdu. Au gré de ses visions, le mage ne parvient qu'à se dévoiler lui -même, blessé, dessine ainsi un bel imaginaire retrouvé. C'est surprenant et prenant, bien que la proposition semble encore en devenir, avec des articulations qui flottent et cela gêne un peu: à suivre.
Il est d'autant plus savoureux après écouter le chant des gueuses, les stéréotypes surgies de la mythologie de la rue, par la voix du Moony band...
Enfin l'amour fou, Ovide en gros plan. Histoires de corps qui se veulent mais disent: pas d'amour d'heureux. On va droit à l'essentiel, avec une économie d'effets qui à cette proposition fait frôler la témérité: on craint un petit moment assister à une lecture en slip. Mais le facial s'assume- expressions en sursis, le texte est concentré, la mélodie au piano entête, le chant émeut, les rires sont tristes, les mots se suspendent, chauffés à blanc les mouvements tendent vers la danse, jusqu'à se fondre en une mélancolique orgie: bien osé!
Le tout finit encore en chanson: Mélanie Menu et le moony band revisitent Sam Cooke, c'est une bonne nouvelle.
C'était Le mage aux fiats 500 de Christian Siméon mise en scène Jean Macqueron / avec Christophe Garcia, Thomas Matalou, Un presque rien création à partir de textes d’Ovide, mise en scène Elise Lahouassa / avec Vincent Brunol, Coraline Chambet, SophieMourousi et Serge Ryschenkow. A L'étoile du Nord, avec A court de Forme.
photos par Nicolas Grandi (droits réservés) avec l'aimable autorisation du Théatre de L'étoile du Nord
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A court de Forme: Y'a Bon Banania
Les propositions de la première semaine d'A Court de Forme se laissaient considérer une à une, des essais en fragments. Cette semaine, malgré la variété des formes et sujets, un souffle semble porter ensemble les parties d'un tout. Est ce les chansons qui lient, celles du Moony Band et toutes les autres, trés présentes dans les différentes propositions? Les interventions surprises des Octavio ? Aussi peut-être, toujours en arrière fond, le thême de l'identité.
L'identité noire, douloureusement effacée dans la nuit de l'esclavage- "100 ans de coups de fouets". Une identité qui lutte pour se reconstituer à travers le manifeste d'Aimé Césaire. Qui est elle, de quelle couleur, celle qui creuse ces mots? Métisse au teint clair, qui se grime le visage de cirage à s'en faire peur dans le miroir, condamnée à régresser dans sa mémoire jusqu'à l'archétype du négre, figure débonnaire et dangereuse à la fois. Y'a bon banania, pas d'autre choix. L'image saisit, provoque, évoque celles des américains blancs maquillés en noirs grotesques, tel le chanteur de jazz du premier film parlant. Revit un instant la figure de Joséphine Baker, lançant des étoiles, mais prostituant sa danse, poitrine dehors, pour nourrir l'imaginaire de l'érotique exotique. La voix est étonnante aussi, basse de colère, qui enfle en blues. En ombres, d'étranges fruits se balancent aux arbres. La colère ne se laisse jamais apaiser. La position du spectateur, celle de l'homme blanc tout particulièrement, est ici aussi inconfortable- et privilégiée!- qu'à l'écoute de la poésie heurtée de Césaire. Ce théatre est politique, mais il éveille sans besoin de démontrer.
A suivre....
C'était Cannibalisme tenace sur des textes d' Aimé Césaire, The Coasters, Henri Varna ..mise en scène Sandrine Lanno / avec Mélanie Menu / collaboration artistique Isabelle Mateu et Nathalie Savary / lumière Xavier Hollebecq. A L'étoile du Nord, avec A court de Forme.
photos de Nicolas Grandi (droits réservés), avec l'aimable autorisation du théatre de L'étoile du Nord.
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Jamai(s) vu!: vues d'europe(s)!
Certains voyages offrent des images qui persistent, d'autres pas. On passe une demi-heure trop longue en Italie, en compagnie d'un duo qui semble vouloir nous en mettre plein la vue dans un style post ado et enflammé. Tout le catalogue y passe, démonstratif et clinquant. On oublie. Vérification faite, cette compagnie remplaçait une autre, italienne aussi, d'abord prévue au programme... les changements de destination de dernière minute ne sont pas toujours bienvenus.
Bien plus troublante, l'incursion dans cette Europe qu'on appelait avant l'Europe de l'Est, dans le pays de Kafka, qui s'associe dans notre mémoire à des siècles d'histoire. Une métamorphose est en cours, suspendue dans la gêne. Table et lampe au plafond, le décor pourrait être celui d'une cave. La lumière est chiche. L'homme est prisonnier, au moins de lui-même. En position foetale, sur-sous-devant cette table, autour, son corps s'agite de gestes insectes, couvert de misère et de poudre. L'être est encombré, cherche à se dégager de son enveloppe, bascule dans la folie et le sordide, laisse effuser tous les symptômes du delirium tremens. S'expriment par sourbresaults toutes les hantises: morcellement, mutilation, evicération. La danse est agitée de terreurs renfermées. La civilisation ne réussit à s'exprimer qu'en bafouillements tels ceux d'un prisonnier politique, les vêtements embarrassent aussi, la séquence se finie nue et prostrée, l'âme un instant attirée par un rayon de lumière. On peut en discuter certains détails, en tous cas ce solo est ancré et intègre.
On s'attarde aussi 10 minutes en France conceptuelle et parisienne, pour devenir le terrain d'une performance des Gens d'Uterpan qui reprend un extrait de leur avis d'audition. Ne consistant en rien d'autre que la début de la pièce vue ici du canadien Dave St Pierre (sans prétendre rechercher à qui revient la paternité de la chose), mais suivie de rien.
Et on retrouve Sofia Fitas, et intacte toute son étrangeté, sa puissance d'évocation. Le regard est déprogrammé. De métamorphoses il est aussi question ici, mais trés loin de l'humain. Nous ne sommes pas au Portugal, ni en Europe, nous ne sommes plus dans un pays, ou alors celui de l'inconscient, nous sommes aprés, ou avant.
C'était Paper-Wall de Giannalberto de Filippis, Der Cafard de Jan Komarek avec Honza Malik, Parterre des Gens d'Uterpan, Experimento 1 de Sofia Fitas. Au théâtre de Vanves, dans le cadre du festival jamai(s) vu!.
Jamai(s) vu! continue les mercredi 4, jeudi 6, samedi 7 fevrier, au Colombier de Bagnolet (01 43 60 72 81), avec Francoise Tartinville, Petra Fornayova, Lenka Bartunkova, Zufit Simon (France, Rép. tchèque, allemagne)...Pourquoi le "s" de jamais est il entre parenthèse?
Photo (droits réservés) avec l'aimable autorisation de Jean François Munnier.
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A court de forme 1.4: le prince psycho.
Donc 20 minutes, c'est court, c'est trés court. Surtout pour jouer Hamlet. Mais la proposition dure assez de temps pour rendre fou à lier le rôle titre. A moins qu'il ne s'agisse d'Hamlet déliré par un fou. En tous cas, c'est franchement orientée burlesque et à troix voix: Hamlet hyper-actif, Ophélie en apnée et le dernier comedien pour tous les personnages qui restent. Contre tout attente, l'intrigue survit à ce traitement accéléré, et de même-plus suprenant encore, quelques éclats de gravité. Dans le royaume du Danemark- ce soir en graf au mur- il reste toujours quelque chose de pourri. Surtout on rit.
Et rendez vous mardi, pour la seconde semaine.
C'était HAMLET (fragments), librement inspiré de la tragédie de Shakespeare, mise en scène et adaptation Vincent Brunol / avec Nicolas Fustier, Elise Lahouassa et Mathias Robinet / lumière Elise Lahouassa. A L'étoile du Nord, avec A court de Forme.
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photo de Nicolas Grandi avec l'aimable autorisation du théatre de L'étoile du Nord
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A court de forme 1.3: A quoi bon?
Puis, en troisièmement, on s'engage dans le théâtre politique. Enfin on essaie de s'engager. Qui aime le théâtre politique? Et pour quoi y trouver? Est ce jamais pour se remette en question, ou n'est ce que pour se conforter dans ses convictions? On peut se sentir embarrassé par l'exercice, non pas car on serait opposé à ses intentions. Mais justement parce qu'on souscrirait avec trop de facilité à ses présupposés. Ce théâtre peut lasser en ce qu'il a de trop consensuel, de démonstratif, de sous-titré. Qui peut ne pas détester ce personnage détestable? Une brute raciste, nationaliste, sexiste... On a juste le choix entre l'aversion et la pitié: c'est déjà ça. Mais dans quel contexte ce texte est-il né? Pour autant c'est l'interprétation qui l'emporte, subtile dans l‘épaisseur, sourde et butée, un jeu contenu et furieux. Encrassé dans e quotidien. Avec une mise en scène d'une parfaite sobriété et progression. Rien à dire.
La bêtise en marche fait réagir la salle par rires sporadiques. On peut s'en étonner. Des rires nerveux?
C'était A(II)Rh+,de Nicoleta Esinencu, traduction Mirella Patureau, mise en scène Michèle Harfaut / avec Miglen Mirtchev / scénographie Loraine Djidi / lumière Julien Kosellek. A l'Etoile du Nord, avec A court de Forme.
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photo de Nicolas Grandi avec l'aimable autorisation du théatre de l'Etoile du Nord
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A court de forme 1-2: Lavage en court
De temps à autre, il faut renverser le théâtre, le mettre à bas, le mettre à mort, irrespectueusement. Cela lui fait beaucoup de bien. A nous aussi. Tant que l'agonie est courte, les coups portés là où il faut. A l'assaut, ils montent, une bonne douzaine, en commando, sur la scène: acteurs, aides, spectateurs, on ne sait plus très bien. Les uns pour massacrer des foules d'artefacts bourrés de celluloïd, les autres pour vociférer textes antiques, corn flakes en bouche, hybris en accéléré, gestes tragiques et outrés. L'outrage est vite expédié, mais le meilleur reste à venir quand il faut faire disparaître du plateau les traces du saccage qui y a été perpétré. Le nettoyage de la scène prend valeur d'un spectacle en soit: grandiose, inexorable et muet. On dirait du Romeo Castelluci, mannequins compris. En infiniment plus drôle, évidemment.
C'était AKUN,regroupement de textes autour de la mort dans le théâtre antique, création de Quentin Delorme et Amélie Gouzon / avec Julie Audrain, Gorka Berden, Luc Martin, Elise Pradinas, Laure Espinat, Florent Dorin, Philippe Renault, Étienne Rousseau. A l'Etoile du Nord, avec A court de Forme.
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photos de Nicolas Grandi avec l'aimable autorisation du théatre de l'Etoile du Nord
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A court de forme 1-1 : Qui a peur de Sylvia Plath ?
A Court de Forme: c'est lancé, avec 4 essais cette semaine, en enchaînement ponctué par les complaintes post-réalistes du moony band....
Pour jouer le jeu, c'est en moins de vingt lignes qu'il faut rendre compte de la première de ces propositions de 20 minutes. Le temps juste que la pièce capte et fruste, et bien peu pour raconter la vie-même courte- d'un poète...Qui connaît Sylvia Plath? Donc pas de temps à perdre, pas de décor superflu. Le personnage, femme encore-est elle déja poétesse-, attaque le spectateur d'emblée à voix brute et d'un regard intense, d'abord se cherche. Pour le reste: juste un pardessus qui évoque le père perdu. La mère est présente, attentive et inaccessible. On en vient vite à la colère et la souffrance, passé un moment de répit amoureux, déjà condamné, d'une sensualité elliptique. Avant scène de ménage et tromperies. La révélation de la poésie nous est faite sur le tard: alors l'actrice danse les mots de Plath avec justesse. On est au coeur du sujet et du texte, fasciné, en conclusion d'un exposé qui reste sobre et direct. La douleur est placée en exergue mais le pathos est évité. Pour autant, ne peut y avoir que des poètes maudits? Et c'est déjà fini, un désir est né.
C'était Une Ombre familière d'après l'œuvre de Sylvia Plath, mise en scène Suzanne Marrot / avec Raphaël Bascoul-Gauthier, Sylvie Feit, Sarah Siré/ lumière : Anne Vaglio. A l'Etoile du Nord, avec A court de Forme.
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photo de Nicolas Grandi avec l'aimable autorisation du théatre de l'Etoile du Nord
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UBL: sous vos applaudissements!
Ubl ose. Et pose des questions, qui ouvrent, béantes, troublent. En sautant sans précautions aux conclusions: saluts, applaudissements. Le grand moment de rencontre, l'offrande obligée, le pic d'émotion. Sauf qu'ici hors contexte. Evidé du contenu: sans rien avant.
Alors, que valent ces gestes encore? Les causes de la relation perdues, le phénomène nu, que voit-on ? Il y a t il encore une rencontre? Est ce nous- les spectateurs- projetés en image de synthèse, reduits aux postures, aux gestes mécaniques des applaudissements. Est-ce eux les artistes, qui n'offrent plus qu'eux-même? Reduits aux seuls saluts, à leur soif de reconnaissance, éperdue. Ivres de cette émotion et fragiles à se briser. La situation se décline, jouée, dansée, en nuances, du factice au paroxysme. Compris les efforts attendus du chauffeur du salle aux accroches éculées, là une demonstration d'une triste normalité. Tout s'emballe sans complaisances jusqu'au vacarme qui assourdit le sens. La répétition accélérée jusqu'à l'épuisement, l'artiste s'affaisse. Que reste-t-il, de ce qui se passe entre nous et eux ? Nous sommes déchargés de la mission d'applaudir nous mêmes les artistes tournés vers d'autres publics aux quatre coins de la scène. Nous considérons ces publics virtuels, renvoyés à une reflexion sur notre propre fonction de spectateurs. Sans réponses proposées: il n'y a d'autres commentaires que ceux dans les gestes et les mots de circonstances. Avec ironie et connivence. La performance est réduite jusqu'à l'os. Décapée, le resultat est décapant. Avec un goût amer, provoquant. Salutaire?
C'était Klap ! Klap ! de Christian Ubl, avec Fabrice Cattalono, Marion Mangin, Christian Ubl. Texte, scénario, et film de François Tessier, musique de Fabrice Cattalano. A Micadances, avec Faits d'hivers.
Photos par Matthieu Barret avec l'aimable autorisation de la compagnie Cube.
A lire: le tardorne, avec lequel cette piece entretient une relation particulière...
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Carlotta Ikeda: trop
Les images font profusion en un défilé grotesque. Bariolées et somptueuses, monstrueuses.

En une débauche d'extravagances baroques, qui se succédent à la manière de numéros de cabaret: humanités caricaturées qui s'agitent à terre, excroissances sophistiqués, féminités débordantes, sumos à mamelles, fleurs animales et sensualités vénéneuses, troupeau de poules reniflantes et enervées, jeunesses nippones essouflées ou danseuses de french cancan encanaillées....C'est virtuose, mordant et drôle, d'une approche singulière, ebouriffant, et trop. Il suffit que Carlotta Ikeda revienne, quelques minutes, seule en toile kaki, pour faire beaucoup avec peu. Pour évoquer le comos avec un simple ballon. Magnifique. Puis ne laisse que des regrets. La suite sature, le trop plein accouche de la vacuité.
Deux troupes issues du mouvement Buto remplissent encore les salles en France: Sankai Juku d'Ushio Amagatsu et Ariadone de Carlotta Ikeda. Dirigées par deux chorégraphes de la même génération, la première des deux compagnies étant exclusivement masculine, la seconde exclusivement féminine. Mais Ariadone semble s'orienter vers la théatralité et le grotesque, Sankai Juku se concentrant en une danse empreinte de mysticisme. Les deux tendances agitent depuis le début le mouvement buto, et cette ambivalence s'affiche dans le titre de cette piece: Uchuu (univers en japonais) Cabaret. Mais ce soir la balance penche trop lourdement du coté du second terme.
C'était donc Uchuu-Cabaret de Carlotta Ikeda , au théatre Silvia Monfort, avec le festival faits d'hiver.
photo par "Lot" avec l'aimable autorisation de Faits d'Hiver












